TRUCS DE FILLES

20
mai 2015

TRUCS DE FILLES & CONSEILS DE PRO sur l’EPILATION

L’épilation, à l’instar du piano à bretelles, du coquetier à percussion et des robes masculines, est avant tout une question de cultures et de modes .

Selon les pays et les époques, les habitudes et les recommandations varient entre deux extrêmes : pilophilie et pilophobie.
Les exigences sociales d’épilation, renvoyées par les médias comme par la rue,  évoluent  sans cesse avec une telle pression qu’il est aujourd’hui  téméraire de se montrer dissidente en se comportant à rebrousse-poil de la tendance pileuse consensuelle… mais comme pour certains poils,  on trouve toujours des incarnations rebelles  !
On trouve en effet des militantes pro-toisons  qui refusent de laisser des plumes sur l’autel sacrificiel de la mode, leurs arguments en faveur de la pilosité étant  en l’occurence parfaitement recevables :

– droit à disposer librement de son corps,

– utilité hygiénique du poil,

– beauté des « poils-premiers » (jamais rasés ou épilés),

– innocence du poil,

– agressivité de l’épilation et du rasage…

Les années 70 furent des années  poilantes et propices à toutes les espérances d’émancipation. Se mettre à poil en occident n’était alors pas une simple image. L’épilation était souvent réservée aux jambes, les aisselles et le maillot étant laissés au naturel ou bien disciplinés comme des jardins à la française.Les modèles médiatiques, publicitaires et  cinématographiques, ont condamné le poil au cours des années 80 et 90 mais le réchauffement climatique n’y est pour rien.

 

 

Nos pilosités ne sont pas là pour leurs performances thermiques, bien au contraire, c’est pour cela qu’elles disparaissent avec l’évolution.

En réalité, l’être humain est le champion de la régulation thermique : en effet grâce à son corps glabre et recouvert de glandes sudoripares, l’humain peut courir plus longtemps que les autres mammifères. Si nous avons si peu de poils, c’est (selon des scientifiques ayant étudié la course humaine)  parce que nos ancètres (il y a 2,5 milions d’années) ont du non seulement courir pour échapper à leurs prédateurs mais encore ont du courir, et courir longtemps,  pour chasser et survivre.

Les bushmen du kalahari sont les seuls à pratiquer encore cette chasse dite « à l’épuisement » : les proies sont des mammifères poilus incapables de transpirer comme les humains, elles sont obligées d’haleter pour que le sang qui parvient à leur langue se refroidisse un peu. C’est assez peu efficace pour réguler la température globale du corps et tout animal poilu poursuivi par un homme finira par être en hyperthermie et ne pourra plus continuer à fuir. (Mieux vaut quand même éviter de courir après un guépard ou un léopard car ils n’auront pas forcément l’idée de fuir devant vous.)

Nos fesses rebondies et nos tendons d’Achille sont des avantages génétiques humains purement dédiés à la course (d’endurance), on s’en doutait un peu : on sait maintenant qu’à cela s’ajoute notre capacité à nous réguler thermiquement grâce à notre corps glabre, capable de transpirer durant l’effort.

Les découvertes des paléontologues des 40 dernières années ont peut être participé à la crise identitaire de l’humain semi-poilu. La révolution Darwinienne s’est affirmée davantage auprès du grand public et les créationnistes se sont vus marginalisés.  « Lucy (in the sky with diamonds) » est passée par là.
Notre cousinage avec le singe est devenu acceptable pour le plus grand nombre… à condition de se distinguer de nos quasi-frères simiesques par une grande guerre symbolique : nous avons échappé à la guerre des fesses et  à celle des tendons d’Achille mais la guerre du poil, preuve humiliante de notre animalité ne pouvait être évitée.

  • ► La planète des singes ne devait pas émerger : mort au poil.
  • ► Les animaux dénaturés devaient l’emporter sur la bête : mort au poil
  • ► King Kong ne squatterait plus Manhattan  : mort au poil
  • ► Le 21eme siècle devait être spirituel : mort au poil !

 

Ou bien tout simplement le dieu du marketing s’est emparé de la pilosité comme des pantalons à pattes d’éléphant,  et attend son heure, pour rétablir la mode du poil en tant qu’affirmation vintage de la femme qui « n’en finit-pas-de-se-libérer-mais-c’est-pour-bientôt-promis. »
Peut être que dans 40 ans, la mode sera d’avoir des poils assez longs pour s’en faire des tresses et que des extensions pileuses pour dames seront en vente sur internet ; mais ce n’est pas dans le sens (observable) de l’histoire et aujourd’hui, force est de constater que votre poil est suspect, mal vu, méprisé, abhorré, condamné sans appel. (ou alors vous êtes une martre (petit mammifère carnivore de la famille des mustélidés )…et vos poils valent de l’or pour les pinceaux des artistes…vous devriez commencer à courir le plus vite possible dès maintenant)
Aujourd’hui, l’épilation est désormais polymorphe et perd progressivement son statut de rituel d’appartenance à l’Humanité : l’épilation définitive a en effet cassé le mythe du culte ésotérique et cyclique du corps glabre, mais les méthodes traditionnelles pour assassiner nos poils restent populaires.

Rappelons-les plus utilisées :

 

  • ► La crème dépilatoire
  • ► L’épilateur électrique
  • ► Le sucre
  • ► Le fil
  • ► La cire

 

Le rasage n’est pas une épilation stricto sensu  et est donc hors sujet ;  disons simplement que c’est une méthode rapide de rattrapage quand on a pas le temps de s’épiler et que l’on ne veut pas laisser un souvenir choc de type  « blind date avec une bonobo  angora sur real TV ».

Hélas, le poil rasé se trouve plutôt renforcé dans son bon droit d’exister et revient pointer son arrogante et sournoise tête d’épingle dans les 48 heures, plus dru, plus grimaçant et agressif qu’avant  : le rasage devrait rester  à la rigueur une affaire de spécialistes du vélo ou de la natation. (Concédons que Le rasage est tout de même bien pratique pour occulter des poils de moins de 5 mm, taille qui constitue le seuil d’efficacité optimale de la cire chaude)

 

  • L’épilateur électrique

L’épilation électrique arrache le poil généralement avec un système de disques dont la rotation est synchronisées avec un cycle de contact/séparation : quand 2 disques se séparent, les poils sont cernés, quand les disques se resserrent, ils arrachent les poils capturés.( Il existe aussi des technologies à ressorts plus douloureuses.)
L’inconvénient est souvent l’irrégularité du résultat : des poils plus ou moins courts subsistent souvent après une épilation électrique.
Cette tendance à casser le poil à différentes hauteurs en fait une méthode d’épilation à réserver plutôt aux épilations express car l’avantage de cette méthode est sa rapidité de mise en œuvre.

  • Le sucre

Le sucre peut remplacer la cire chaude mais…autant le principe théorique est simple, autant la mise en œuvre est difficile voire risquée. De graves brûlures sont à redouter et une grande expérience est requise pour réussir cette épilation.
Le principe est de cuire le sucre et de ne pousser la cuisson qu’à un stade de caramel blond.

  • Pas assez cuit, le sucre reste plus ou moins cristallin et inadapté à l’accroche du poil.
  • Trop cuit, le caramel brun va trop durcir et être lui aussi impropre à l’épilation.

Les hommes préfèrent les blondes alors les poils préfèrent les blonds :  pour couper le processus de caramélisation et garder de la souplesse au caramel blond, on ajoute de l’acide :  en général du jus de citron (un citron pour 40 morceaux de sucre) (Il parait que certaines recettes secrètes de Sangomas sud-africaines intègrent également du latex acide de figuier, mais demandent encore plus d’expérience)

On mélange le caramel ramolli et on le laisse refroidir, la texture doit être malléable et collante. Attention ! La texture convenable est difficile à réaliser et le danger de brûlure est vraiment sérieux.

Le sucre caramélisé est étalé finement dans le sens du poil puis on l’arrache dans le sens inverse à la manière de la méthode avec cire (sans bandes de papier d’épilation).  On procède par petites surfaces avec grand soin et une patience inaltérable.

  • – Bien maitrisée, l’épilation au sucre donne des résultats satisfaisants avec une peau très douce
  • – Mal maitrisée, la recette peut se solder  par une infernale confiture de poils échaudés que vous maudirez tout en patientant aux urgences.

(Si vous vous apercevez que vous avez réalisé une belle quantité de caramel brun inutilisable pour l’épilation, faites semblant de maîtriser la situation et déglacez la casserole au bouillon épicé ; vous pourrez réaliser un délicieux bœuf au caramel mais, tout comme le rasage, c’est hors sujet aujourd’hui…)

 

  • Le fil :

Le fil, c’est un peu le laser antique qui aurait traversé les âges…c’est  une méthode réservée à des spécialistes : une dextérité particulière est nécessaire pour que le geste de capture des poils dans le fil soit efficace et supportable.  Si vous êtes perdue dans un labyrinthe face à un minotaure velu, un fil d’Ariane vous sera indispensable, si vous êtes perdue dans une salle de bain face à vos sourcils trop fournis, d’autres solutions s’offrent à vous.

 

  • La crème dépilatoire :

En  pot avec spatule ou en spray, la crème dépilatoire est une solution chimique qui s’attaque à la kératine  du poil : le risque d’allergie étant avéré, il convient de faire une touche d’essai 48 heures avant son utilisation.
On applique toujours une crème dépilatoire sur une peau parfaitement saine : on doit renoncer sur une peau irritée ou érythèmateuse.

Les formulations réclament des temps de pause de plus en plus courts : cette solution est donc compétitive avec le rasage en termes de gain de temps.
Aujourd’hui, les crèmes se rincent facilement et ont des odeurs en général moins repoussantes que dans le passé, la tolérance olfactive restant très subjective.
Il est préférable d’appliquer une crème apaisante et hydratante après une telle épilation.
On constate une repousse après environ 5 à 6  jours, ce qui est mieux que le rasage mais moins  performant que la cire.
Il est à noter que pour une pilosité particulièrement récalcitrante et irrégulière, il existe un procédé méconnu : la crème pré-épilation, que l’on applique sur la peau 2 semaines avant le coup de grâce à donner  à l’aide d’une crème dépilatoire ou mieux d’une cire. (CREME PRE-EPILATOIRE concentrée 100 ml SIBEL, gamme EPIL’HAIR PRO Réf : 7410606)

 

  • L’épilation à la cire : le poèle est mort, vive le poil

 

Nos arrière-grand-mères utilisaient déjà ce procédé en faisant fondre de la cire d’abeilles dans une casserole sur le poèle à bois : le temps est passé, les cires se sont colorées et assouplies tandis que les chauffe-cartouches et les chauffe-cire en perles ont remplacé les poèles.
On évite ainsi les brûlures car la chaleur est sous contrôle. La cire est progressivement élevée en température  dans un chauffe-cartouche : on peut choisir des cartouches larges pour les jambes ou étroites pour les aisselles et autres zones délicates.
Il existe différentes couleurs de cires : ces codes couleurs indiquent de petites différences entre les cartouches : si vous êtes à tendance allergique, vous choisirez une cire dorée sans parfum ni colorant, sinon, vous choisirez la couleur ou la fragrance qui vous inspire le plus : rose, chocolat, vert, blanc…(Les différences de compositions des cartouches sont souvent légères,  les compositions des perles sans bandes étant par contre davantage différenciées.)

Outre les cartouches, il existe des billes (ou perles) de cires et de la cire en blocs.

Les cartouches seront plus pratiques pour le particulier, les autres solutions étant mieux adaptées aux salons d’esthétique  mais le particulier averti  en vient généralement à adopter des méthodes pro.

Toujours lire la notice et respecter le mode d’emploi qui en général ressemble à ceci :
• Faire chauffer la cire environ 20 à 30 mn
• Etendre une couche de cire selon la direction de pousse des poils.
• Utiliser des bandes de 20 cm de longueur
• Faire adhérer une bande à épiler sur la cire en exerçant une pression adaptée avec la paume de la main
• Arracher la bande à épiler dans le sens opposé à celui de la pousse des poils  (Une même bande peut arracher jusqu’à 3 zones de cire)
• Ne pas hurler même si cela fait un peu mal.
Exemples de références de chauffe-cartouche de cire
• SIBEL Epil’Hair Pro Chauffe-Cartouche avec base 000000000003684
• SIBEL  ROLL’ING Epil’Hair Pro chauffe cartouche épilation Réf : 000000000003683
Petit chauffe- cartouche pour l’épilation du visage et des surfaces réduites.
• SIBEL CHAUFFE CARTOUCHE MINI EPIL’HAIR PRO Réf : 7410102

 

 

Bandes ou pas ?
On trouve des cires utilisables sans bandes d’épilation, on arrache alors directement la couche de cire qui doit rester étroite : nous conseillons les cires sans bandes pour les surfaces réduites qui réclament du temps (les aisselles / le maillot) ; nous conseillons les cires avec  bandes pour les plus grandes surfaces à traiter rapidement  (les jambes) .

 

  • Cire chaude :

L’épilation à la cire chaude est la plus efficace. Voici des exemples de références de cires chaudes  sans bande d’épilation
000000000004632 Perles de cire CHOCO WAX  de BES – sans bandes  / 40°C-45 ° C
000000000003631 Perles de cire CHOCO WAX  de SIBEL – Réutilisable – sans bandes  / 40°C-45 ° C
000000000001962 Perles de cire Roses – Visage et corps – Réutilisable – sans bandes  / 40°C-45 ° C
On fait fondre la cire d’épilation à 45°, on laisse refroidir de 5° et on applique donc la cire à 40°C.
000000000004665 Pot CIRE Cirunic HONEY – Toutes peaux – Fusion 45°C-55 °C –  Application  : 38°C/40°C

Voici  des exemples de références de cires chaudes avec bandes d’épilation :
861663 Pot CIRE Cirunic RUBY Peaux et zones sensibles – Fusion 45°C-55 °C – Application  : 38°C/40°C
861668 Pot CIRE Cirunic CHOCO Peaux sensible et delicates – Fusion 45°C-55 °C –  Application  : 38°C/40°C
861661 Pot CIRE Cirunic SUNNY – Toutes peaux – Fusion 45°C-55 °C –  Application  : 38°C/40°C
861674 Pot CIRE ARAMIS – Spécial pilosité épaisse – Toutes peaux – (convient aux hommes) – Fusion 45°C-55 °C –  Application  : 38°C/40°C

 

  • Cire tiède :

Il existe des cires tièdes pour les types de peaux ou les zones ne supportant pas bien la chaleur.
Voici des exemples de cires  basse-température  sans bande d’épilation :
000000000004115 Perles de cire BLEUES – sans bandes – Peaux délicates de SIBEL < 38°
000000000001995 Perles de cire MIEL – Réutilisable – sans bandes  / 38° C-40 °

 

  • Cire froide :

La cire froide, pré-encollée sur bandes de papier, peut être une solution de dépannage quand les conditions ne vous permettent pas de faire chauffer de la cire, mais l’efficacité est bien moindre que celles des cires chaudes ou tièdes. De plus, les résidus poisseux de cire froide collent à la peau et se nettoient difficilement. Si vous souhaitez garder la peau douce pendant une longue expédition dans la jungle, cette méthode vous aidera peut être à conserver un aspect humain ?

 

Après l’épilation :
L’application d’une huile post épilation est recommandée pour adoucir la peau et enlever les résidus de cire.
Exemples :
000000000004116 Post depilation oil 250 ml EPIL’HAITR PRO de Sibel
000000000001964 Post depilation oil 125 ml EPIL’HAITR PRO de Sibel

 

Levée de bon poil  :
Certains poils sont réputés nobles : les cils gardent une cote de popularité telle, que leur mise en relief semble exprimer une sorte de revanche de la pilosité sur l’épilation. On les contraste, on les épaissit, on les recourbe, on les prolonge, on les double, on les fait papillonner : le poil aux yeux semble avoir capté toutes les vertus que l’on semble ignorer chez les autres poils.
Les sourcils ont un statut intermédiaire : on les épile souvent partiellement et parfois on les souligne d’un trait de crayon, on ne les supprime jamais complètement à moins de vouloir donner une impression d’étrangeté radicale et de s’appeler Iggy Pop.

 

Le poil et le mythe du lisse-propre :
Symbole de la bête, le poil est aussi perçu comme symbole du « négligé », du « pas net » sans pour autant être une icône de la saleté.
Une barbe de 2 jours ne donne pas forcément une allure « sale » mais pourtant, si un homme veut vraiment avoir l’air propre, il est contraint de se raser…(cette convention est néanmoins allégrement dépassée par l’homme sauvage qui sommeille en chaque mâle, surtout le week -end.)
Le lisse fonctionne comme la preuve du propre même si la propreté véritable ne s’inscrit pas  dans l’échelle du visible en raison de la taille des germes pathogènes concernés.
On constate ce paradoxe en esthétique et on le retrouve en chirurgie : les protocoles de préparation cutanée de patients en préopératoire font l’objet de polémiques autour de leur pilosité.
Faut il épiler le site opératoire ponctuellement, localement ou  totalement pour garantir une asepsie de la plaie ? Quelle est la part de médecine et quelle est la part de mythe dans les protocoles pilophobes ? Le poil est il responsable de maladies nosocomiales ?
Oui, même les médecins sont perdus : selon une organisation d’ « écologie libidinale », certains jeunes médecins, qui n’ont jamais vu de femmes non-épilées, poseraient un diagnostic d’hirsutisme le jour  où ils examinent pour la première fois une femme au naturel … c’est fou non ?
Rangeons notre rasoir : nous ne trancherons pas la question…. car notre but était avant tout de questionner la part d’irrationnel dans notre perception du propre et dans nos comportements pilocides.

 

 

Avant de refermer ce dossier touffu, n’oublions pas de ranger notre matériel.

Nettoyage du matériel cireux :

Heureusement, il existe un produit pour nettoyer les traces de cire sur le matériel  :  à utiliser avec précautions, ce type de produit permet de retirer les résidus de cire sur tous types de surfaces.
Exemple de référence  de « wax  cleaner » :

000000000003880 Nettoyant cire d’épilation aux extraits de citron

 

 

Il est temps de refermer ce dossier, si vous l’avez  lu jusqu’au bout,  félicitations : vous n’avez pas de poil dans la main, ça en fera un de moins à épiler.

Commun
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